Vers la méditation : le Beau dans la liturgie


A propos de l’importance du rôle de la liturgie (“leitos”/”ergon” en grec = action publique, réalisée en commun, et pour le commun) dans le discernement de sa vocation, Benoît XVI témoigne : “J’ai ressenti en effet que dans la liturgie, la beauté de Dieu nous rend éclatants, et capables de nous ouvrir au ciel”.

Nous expérimentons tous la beauté qui nous touche par nos sens. Une vision nous ravit, un chant nous soulève, un geste nous réconforte, un parfum nous remplit, une atmosphère nous comble : le Beau passe par nos sens, attise nos émotions, bouscule notre affect, saisit notre carnation, car nous sommes des êtres sensibles, faits de chair mêlée d’émerveillement. Dans le Cantique des cantiques (4, 9), le Fiancé s’épanche : “Tu m’as ravi le cœur, ma sœur fiancée. Tu m’as ravi le cœur d’un seul de tes regards, d’une seule des perles de ton collier.” La seule vision de sa Bien-aimée le ‘satisfait’, mais ne pourrions-nous par comprendre plus profondément la portée de cette vision rassasiante ?

En effet, comme le souligne Saint Thomas d’Aquin, dans une première définition, le Beau est ‘ce qui plaît à voir’. Jacques Maritain dans Art et scholastique nous en donne l’explication : le Beau est “une vision, c’est-à-dire une connaissance intuitive, et une joie. Le Beau est ce qui donne la joie, non pas toute joie, mais la joie dans le connaître ; non pas la joie propre de l’acte de connaître, mais une joie qui surabonde et déborde de cet acte à cause de l’objet connu.”

C’est alors qu’on se rend compte que la beauté n’est pas seulement ce qui plaît à voir : est beau celui qui a une âme, selon une deuxième définition plus approfondie de Saint Thomas d’Aquin. La liturgie nous procure la joie de connaître Celui qui est Tout, le Christ. Elle est un accès privilégié vers la connaissance du Christ.

Au sein de l’Eglise catholique, la liturgie est le moyen d’expression le plus sacré. C’est, unis dans l’Esprit-Saint, que les fidèles participent à l’Amour du Fils pour Son Père. Le Christ nous donne de suivre Son chemin, de ressentir Sa soif, de remettre notre esprit entre les mains du Père. Ce sacrifice parfait du Fils nous devons en ressentir la beauté dans un rite qui épouse et resplendit les sentiments mêmes de l’Ame du Christ.

Car, finalement, dans une église vide ou pleine ou dans la nature, sur un autel de fortune ou au centre d’une immense cathédrale, à l’endroit ou à l’envers, seul ou avec des milliers de fidèles, c’est l’instant le plus émouvant, le plus incroyable et le plus céleste de notre journée. Bien sûr, c’est tout au long de la journée que nous cherchons Dieu, dans une liturgie quotidienne. Mais en ce moment sacré, notre regard se tourne vers le ciel où se réjouissent déjà les Saints et les Anges qui vivent la splendeur parfaite. Et nous sommes vraiment au milieu de nos frères en purgatoire, ceux qui souffrent comme nous, mais dans la certitude de la joie parfaite. Notre action liturgique est une procession. Nous marchons, nous errons parfois, nous courrons souvent, nous suivons les parfums et les senteurs qui nous guident dans ‘une forêt de symboles’.

Egarés, nous nous abreuvons à nouveau à la Source d’Eau vive et de Sang mêlés en nous offrant à notre tour dans ce geste vain aux yeux du monde.

Il faudrait évoquer le prêtre qui reproduit les gestes saints de notre Seigneur, le sens des vêtements liturgiques (“Je vis, mais ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi.”-St Paul Ga 2,20), l’évangélisation de notre propre intériorité par la beauté, la communion des fidèles autour d’une seule et même Joie surnaturelle, et bien d’autres choses, mais recueillons-nous sur les hymnes que l’Eglise, dans sa grande pédagogie, nous propose :

‘Que la louange soit pleine, qu’elle soit sonore, qu’elle soit joyeuse, qu’elle soit belle, la jubilation de l’esprit’ nous fait chanter la séquence du Lauda Sion. Il est certain que la beauté extérieure ou sensible de la liturgie nous évoque bien faiblement la liturgie céleste – les Saints et les Anges – et soutient notre prière. Le lieu, les ornements, l’odeur de l’encens, les chants, les gestes sacrés, tout cela mérite notre attention et notre plus grand soin, car c’est la demeure et l’habit de la prière de toute l’Eglise.

‘La vue, le goût, le toucher, en Toi font ici défaut, Mais T’écouter seulement fonde la certitude de Foi’ nous fait chanter l’hymne Adoro Te devote. Nous écoutons Sa Parole avant de manger Son Corps au cours du Sacrifice qui est aussi Banquet. ‘Ô chose admirable, il se nourrit de son Seigneur’ nous fait chanter le Panis Angelicus. La Trinité sainte se livre à notre contemplation dans ses ‘échanges admirables’ et, peu à peu, la pédagogie liturgique nous illumine et nous divinise. Le fidèle ainsi, plus que l’image de Dieu, participe de Sa nature même. Par l’Eglise, le fidèle est introduit dans ‘l’échange’, participe à la vie humaine et par là à l’Humanité du Christ à laquelle il est incorporé.

La liturgie, nous guidant comme dans une ‘forêt de symboles’, nous communique les dons divins par son ordonnancement sacré, remplissant notre cœur d’une joie, d’une vraie délectation de cette Présence. Epuisés ou las, chancelants ou défaits, nous voici bientôt réconfortés, régénérés intérieurement par la participation aux Mystères du Christ, et notre vie devient alors procession amoureuse vers Dieu, Beauté incréée. Il y en a pour tous les temps liturgiques, entre pénitence, enseignement ou jubilation, car l’Eglise connaît le cœur humain. Elle le façonne peu à peu et lui répète inlassablement que Dieu est la Source de tous dons dont il ne faut pas se priver.

Saint Bonaventure nous enseigne ainsi : “Jésus dit à ses Apôtres : « Lorsque vous priez, dites Père ». C’est-à-dire, premièrement invoquez le Père ; dites, non seulement avec la voix, mais aussi avec le cœur, de peur qu’il ne soit dit de vous comme en Isaïe : « Ce peuple m’honore des lèvres mais leur cœur est loin de moi » (Is 29,13). Dites non seulement avec le cœur mais aussi avec la bouche car la prière vocale est reçue par Dieu selon le psaume : « Je glorifierai le Seigneur de toute la puissance de ma voix » (Ps 108,30). Et cela, parce qu’elle vaut à la fois pour réveiller la mémoire, exciter la somnolence, enflammer le désir, disposer à l’obéissance, exprimer la joie et donner l’exemple.” Oui, la prière liturgique est un beau programme de vie…

Et pour finir, un petit passage tiré des Confessions de Saint Augustin :

Qu’est-ce donc que ce Dieu que j’aime ?
J’ai interrogé la terre et elle m’a répondu :
“Ce n’est pas moi ton Dieu”.
Tout ce qui vit à sa surface m’a fait la même réponse.
J’ai interrogé la mer
et les êtres qui la peuplent,
et ils m’ont répondu :
“Nous ne sommes pas ton Dieu,
cherche plus haut que nous”.
J’ai interrogé l’air
et le vent et ils m’ont répondu :
“Nous ne sommes pas Dieu”.
J’ai interrogé le ciel, le soleil,
la lune et les étoiles,
et elles m’ont répondu :
“Nous ne sommes pas non plus
le Dieu que tu cherches”, m’ont-ils affirmé.
Alors j’ai dit à tous les êtres
qui entourent les portes de mes sens :
“Parlez-moi de mon Dieu,
puisque vous ne l’êtes point,
dites-moi quelque chose de Lui”.
Et ils m’ont crié de leur voix puissante :
“C’est Lui qui nous a faits”.
C’était par ma contemplation même
que je les interrogeais,
et leur réponse, c’était leur beauté.

 

Co-écrit par Juliette Mary et Pierre de Montamat. Merci à Marie D. pour son aide infiniment précieuse.

La conception de l’art chez Charles Journet


Depuis sa plus tendre enfance, l’art a suscité chez Charles Journet une fascination et une admiration grandissantes. Alors qu’il s’adonnait activement et pleinement à son travail de théologien, Journet n’a jamais cessé de manifester un vif intérêt aux productions artistiques les plus diverses, en témoignent les nombreuses relations et correspondances qu’il entretenait avec des artistes qui ont forgé son époque et son milieu. Parmi ses contemporains nous trouvons des peintres : Gino Severini, Alexandre Cingria, Théodore Strawinsky, des poètes : Paul Claudel, Anne Perrier, Charles-Ferdinand Ramuz, Pierre Jean Jouve, Pierre Emmanuel, des architectes : Denis Honegger, Fernand Dumas, des critiques d’art : Pierre Courthion, Maurice Denis, Henri Massis, des orfèvres, ferronniers d’art, verriers et mosaïstes : Marcel Feuillat, Raymond Subes, Marcel Poncet et François Baud.   

 Charles Journet n’est pas un théoricien de l’art, néanmoins il s’en fera une certaine idée, une certaine conception qu’il affine petit à petit, au fil des rencontres. Il aura à cœur de mener une réflexion nourrie, en particulier avec ses amis : Jacques et Raïssa Maritain. Son approche expérientielle avec le monde de l’art, se traduisant par un esprit d’ouverture, de bienveillance et de critique positive lui feront gagner de nombreuses sympathies. En d’autres termes, son admiration pour les œuvres d’art lui attire en retour celle des artistes ; ces derniers venant auprès de lui pour solliciter une parole, un éclaircissement d’ordre théologique ou tout simplement pour trouver auprès de lui du réconfort. La fascination qu’a exercée Charles Journet sur le monde artistique étonne par son ampleur et sa profondeur ; et nombreux sont les témoignages, de son vivant mais également post mortem, qui font de sa qualité de regard et de jugement une caractéristique essentielle de sa personnalité. Maria Winowska, femme de lettre et journaliste catholique polonaise, abonde en ce sens. Dans l’une de ses lettres adressées à l’abbé, elle dit ceci :  

« Je bénis le ciel de vous donner cette jeunesse d’esprit et cette clairvoyance toute surnaturelle dans vos jugements, qui s’émousse parfois avec l’âge mais qui, chez vous, semble irradiée de sagesse, don de l’Esprit Saint »1 

Auteur prolifique, Charles Journet n’a cessé de mener une réflexion approfondie sur la question de l’art tout au long de sa vie, réflexions disséminées dans ses carnets de notes, dans sa volumineuse correspondance, ainsi que dans ses articles de journaux et de revues les plus divers.  

PROBLEMATISATION

Une première approche de son œuvre et de sa personne laisse entrevoir une dominante quant à sa manière de mener son existence avec son entourage. Activité intellectuelle profonde et dense, Journet est aux antipodes du cliché du savant emmuré dans son savoir, sa bibliothèque et ses idées ; bien au contraire, ses engagements pastoraux, ses accompagnements spirituels, ses amitiés, ses visites et ses nombreuses relations révèlent une dimension absolument essentielle dans sa relation avec autrui : le souci de l’homme. 

L’autre n’est pas seulement une altérité, il est pour Charles Journet bien plus que cela. Il est un vis-à-vis, un face à face, un être qui engage, un être dont il faut porter le souci dans le temps et l’histoire :   

« La fin naturelle du monde est triple : sous un premier aspect, la fin naturelle de l’histoire du monde est la maîtrise de l’homme sur la nature et la conquête de l’autonomie de l’homme […]. Sous un second aspect de la fin naturelle à laquelle tend le monde est le développement des multiples activités immanentes ou spirituelles de l’être humain […]. Enfin un troisième aspect de la fin naturelle du monde peut être signalé, à savoir la manifestation de toutes les potentialités de la nature humaine »2. 

Ainsi, il appert qu’une problématique puisse être formulée à partir de cette interaction, propre au vécu et à la compréhension de Journet, où sa conception de l’art implique une forte composante anthropologique. Nous la formulerons de la façon suivante :        

Charles Journet ne confierait-il pas à l’art la vocation de révéler la vérité de l’homme ?   

UNE CONCEPTION ANTHROPOCENTRIQUE DE L’ART 

Les premiers indices d’une conception anthropocentrique de l’art apparaissent dans les nombreux jugements que Charles Journet a émis sur les œuvres d’art les plus diverses ; tant en littérature :  

« Ne nous y trompons pas, Krasinski désespère à la fois de la société vieillie qu’il voit s’effondrer dans l’égoïsme, et de la société nouvelle qu’il voit sortir de la violence. Mais il ne désespère pas de l’avenir de l’humanité »3, 

qu’en architecture lorsqu’il s’entretient avec Denis Honegger4 : 

« De nouveau ce caractère “humain” si difficile à retrouver aujourd’hui si l’on n’a pas de poésie dans le cœur »5,  

mais aussi en peinture : 

« L’art et l’inspiration de Dufy sont aux antipodes de l’art et de l’inspiration d’un autre grand peintre, immense, visionnaire, prodigieux, fascinant, un peintre du mensonge et de la vérité des âmes, de l’enfer et du ciel qui se disputent le cœur de l’homme, et qu’on pouvait voir exposé en même temps, à Paris, au Palais de l’Art Moderne, Georges Rouault »6 

ou lorsqu’il évoque les grandes œuvres d’art en général : 

« L’intuition des grandes œuvres d’art, parce qu’elle fait goûter le transcendantal de la beauté réalisé dans le sensible, sera éminemment propre à éveiller en nous la conscience de notre âme immortelle »7. 

Dans une perspective journétienne, l’art n’est donc pas livré à lui-même, vide de signification, aveugle et sans tâche, mais il endosse une responsabilité qu’il doit exercer à l’égard de l’humanité tout entière. Sa vocation est de révéler l’homme 

 
Notes :
1 Correspondance M. WINOWSKA à C. JOURNET, lettre du 16 septembre 1973, (FCJ)
2 C. JOURNET, « L’espérance temporelle de l’humanité », Nova et Vetera, no 3, 1975, pp. 205-221, ici p. 215
3 Introduction de C. JOURNET dans Z. KRASINSKI, La Comédie non divine, éditions de Nova et Vetera, 1943, p. 3, (Krasinski né en 1812 et décédé en1859 est un poète, philosophe et écrivain polonais)
4 Denis Honegger est un architecte suisse né en 1907 et décédé en 1981 
5 Correspondance C. JOURNET à D. HONEGGER, lettre du 9 novembre1966, (FCJ) 
6 C. JOURNET, « Une monographie de Raoul Dufy », Nova et Vetera, no 4 ,1952, pp. 307-312, ici p.310 
7 C. JOURNET, « Les Activités de l’Homme et la Psychologie thomiste », Revue des jeunes, no 15,1922, pp. 245-269, ici p.265

 

Soirée de lancement du portail Mesopotamia Heritage


Ce mercredi 4 avril dernier a été célébré à Lyon l’ouverture du site internet Mesopotamia Heritage. Mésopotamia, qu’est-ce-que c’est ? C’est un portail développé par l’association du même nom pour recenser, inventorier et faire connaître le patrimoine des églises chrétiennes d’Irak ainsi que des communautés yézidies dans ce pays. Il a pour vocation de présenter de manière complète 100 sites majeurs (dont 15 yézidies) à travers des fiches très complètes, présentant des photographies, l’architecture, l’histoire, sa localisation, des récits de vie qui y sont liés. Pour l’instant, 27 notices sont mises en lignes, le reste arrivera au fil du travail de longue haleine effectué par le comité scientifique et les chargés de mission ! Les notices seront accessibles en français, arabe et anglais. Tous ceux qui le peuvent sont invités à y contribuer : par un soutien financier, mais aussi en donnant toutes les informations que vous auriez sur tel site sélectionné, ou en proposant une autre aide (notamment pour les traductions). 

La soirée de lancement devait se faire en présence d’Érik Orsenna, de l’Académie française, malheureusement retenu à Paris à cause des grèves. Une table ronde a quand même pu avoir lieu sur le thème « Patrimoine chrétien en Irak, mémoire des peuples », avec le père Muhannad Al Tawil (curé de la paroisse Saint-Éphrem de Vaux-en-Velin), Pascal Maguesyan (chargé de mission), Christian Candelier (membre du conseil scientifique de Mesopotamia Heritage, professeur à l’Université catholique de Lille). 

Qu’en retenir ? Que le portail Mesopotamia répond à un besoin urgent : celui de faire connaître ce riche patrimoine alors qu’il est plus que jamais menacé : par les destructions, à cause des guerres, de l’exil des chrétiens, de l’abandon, et surtout par l’oubli, faute d’être inventorié. Dans Bagdad ou dans la plaine de Ninive, de nombreuses églises sont désormais vides et ne sont plus entretenues, leur espace est convoité par les commerçants, mettant en péril cette présence chrétienne. Il faut donc recenser ces églises avec tous leurs aspects. Le travail d’inventaire sur le terrain, accompagné d’un travail de numérisation, permet de garder les traces de ces trésors. Recueillir tous ces témoignages est une manière de témoigner du soin que l’on porte aux communautés chrétiennes ; c’est lutter contre l’éradication de la présence physique du christianisme, qui serait une victoire pour Daesh ; c’est faire comprendre aux populations locales la richesse de leur patrimoine dont elles n’ont pas (encore) conscience. C’est donc important pour les habitants qui restent en Irak, mais aussi pour ceux qui émigrent en Europe : il est nécessaire de préparer leur mémoire en leur rappelant leur histoire pour qu’ils ne traversent pas une crise d’identité plus tard. Cela est d’autant plus important pour un pays où l’enseignement de l’histoire n’a servi qu’à légitimer les régimes successifs : les Irakiens sont nombreux à ignorer l’histoire ancienne de leur pays, y compris l’art babylonien ! 

Une partie de la table ronde est orientée par l’intervention d’un spectateur, lui-même réfugié de Qaraqosh, qui y occupait un métier universitaire et a tout perdu du jour au lendemain « sauf la Foi ». C’est l’occasion de se demander de quelle manière on envisage l’avenir des chrétiens en Orient : peut-on parler de la  « mort des chrétiens d’Orient » pour reprendre la formule de Jean-Pierre Valognes ? Non, et d’ailleurs en chiffre absolu, les chrétiens sont plus nombreux en Irak qu’il y a 100 ans ; les chrétiens en Orient ont traversé d’autres crises très graves, comme les Mongols, et n’ont pas disparu. Il y a la tentation de croire qu’il n’y a plus d’avenir, alors que les chrétiens sont persécutés, ont été trahis par leurs voisins musulmans, par les Kurdes ; nous sommes nombreux à penser qu’il n’y pas plus d’avenir dans la plaine de Ninive pour les Chrétiens. Mais l’Irak est le pays des chrétiens. Si on peut être très pessimiste à court terme, nous sommes invités, dans le Christ, à espérer en un avenir plus optimiste à long terme. 

 

En clair, manifestons notre tendresse pour l’Orient ! 

Et n’hésitez plus. Rendez-vous sur www.mesopotamiaheritage.org et faites-le connaître ! 

Le 5 mars à Paris – Conférence de Boris Le Jeune


Boris Le Jeune
Lors de ce mois de mars nous eûmes l’honneur d’accueillir Boris Le Jeune, écrivain et sculpteur. Il est venu nous donner une conférence sur le thème du Beau et de l’Enracinement.  

Réfugié politique ayant fui l’URSS, aujourd’hui septuagénaire vivant en France, Monsieur Le Jeune a abordé l’évolution de l’art au cours de l’Histoire de la civilisation européenne. Il a notamment distingué une époque où l’art était lié au divin d’une époque où l’art serait devenu plus rationnel.
Pour le sculpteur, lors du basculement entre ces deux époques, les artistes auraient abandonné les savoir-faire d’antan. Cet art sans savoir c’est l’art contemporain d’aujourd’hui.
 

 

Cette présentation a donné lieu à un débat, l’un des participants estimant notamment qu’il y a toujours eu de belles et de mauvaises œuvres, mais que seules les belles restent gravées dans l’Histoire. Nous avons tout de suite ressenti un parallèle avec la musique, qui serait cependant plus épargné par la laideur puisque que l’oreille est moins indulgente que l’œil. Cette intervention a été une ouverture occasionnant un débat qui m’a beaucoup intéressé.   

Sébastien  

 

Rencontre avec MESOPOTAMIA HERITAGE


Marie-Ange, vous êtes responsable de l’association MESOPOTAMIA, créée tout récemment, en mai 2017. Pouvez-vous nous dire en quoi consiste ce projet ?

L’intuition de Mesopotamia vient de Pascal Maguesyan, ancien journaliste chez RCF qui avait réalisé un inventaire patrimoniale en Arménie pour un site internet. Il est venu rencontrer la Fondation Saint-Irénée (à Lyon, présidée par le Cardinal Barbarin, qui traite des sujets culturels, ou solidarité, éducation, communication) pour proposer de faire le même type de travail pour l’Irak. Continue reading “Rencontre avec MESOPOTAMIA HERITAGE”

La place des chrétientés orientales en… Orient


Par Elisa Bureau
01-03-2018

« Il faut absolument que l’Église reste pour témoigner, nous sommes sur la terre des premiers chrétiens, celle des apôtres », Son Excellence Jean-Clément Jeanbart, archevêque grec-melkite catholique d’Alep. Les Orientaux chrétiens ont une place stratégique et très importante en Orient. L’Orient, berceau du christianisme est encore imprégné des premiers temps du Christ et sans eux, l’Orient ne peut tenir. Continue reading “La place des chrétientés orientales en… Orient”

Mon carême


La splendeur du Vrai.

Le Carême, un mot doux à mon cœur, qui, il y à 15 ans me perturbait. Maintenant, je l’attends d’année en année.

Il me fait voir mes quatre vérités. En me montrant le vrai moi dans toutes mes faiblesses, il me rapproche de moi-même et me fait rencontrer mon doux Jésus chaque jour davantage.

Un partage fructueux et intime qui m’unit et me serre à chaque fois plus de Mon Créateur, Mon Dieu, Mon Tout.

C’était une amitié si sincère, si unie et si confiante. Tellement paisible, elle s’est transformée au fil des jours en Amour Continue reading “Mon carême”