La beauté de la création permet l’enracinement de notre foi

Qui ne s’est jamais dit, en contemplant la beauté de la création, que cela ne pouvait pas être simplement l’œuvre du hasard, que c’était forcément l’œuvre d’une puissance divine supérieure. Oui, la beauté de la création nous rappelle chaque jour la présence de Dieu, sa bonté et son amour pour nous. Car ne l’oublions pas, nous faisons partie des merveilles que Dieu a créés et il nous a créés à son image et à l’image de son Fils bien aimé. Le Seigneur nous a confié Sa création et nous avons donc pour mission d’en préserver la beauté.

 

La beauté de la création, révélatrice de l’existence de Dieu.

« Les cieux proclament la gloire de Dieu, et le firmament raconte l’ouvrage de Ses mains ; le jour au jour en publie le récit et la nuit à la nuit en donne connaissance. Pas de paroles dans ce récit, pas de voix qui s’entende ; mais sur toute la terre en paraît le message et la nouvelle aux limites du monde. » (Psaume 19, 2-3).

Dieu a créé le soleil, la lune, les étoiles, le vent, la mer, les montagnes, le désert, les fleurs, les arbres, les fleurs, les oiseaux, les poissons, les animaux…. Il a créé l’amour, l’amitié, la joie, les rires… Dieu a créé la beauté. La magnificence de Son œuvre témoigne de l’existence du Seigneur. Elle nous rappelle son omniprésence. Il est présent dans le rire d’un enfant, le parfum d’une rose, la brume du petit matin, l’arc-en-ciel, le tonnerre, le vol d’une hirondelle….

Dieu a créé le monde à partir de rien. Au commencement, il y avait le chaos. Il a procédé à la création par étapes de séparation : séparation de la lumière des ténèbres, séparation du haut et du bas, séparation du de la terre et de la mer. Du désordre, Dieu a ainsi créé de l’ordre et une certaine hiérarchie. En contemplant un champ au mois de mai, on peut à première vue penser qu’il n’y a pas d’ordre. Il s’agit d’un festival de couleurs, de sensations et d’odeurs. Cependant s’en dégage un sentiment d’harmonie, comme si toute chose était à sa place. Ce qui semble avoir été le fruit du hasard a pris en réalité des dizaines, voire des centaines d’années à se mettre en place, le temps de la vie des plantes et des animaux.

Cette beauté peut nous sembler tragique : le puceron est mangé par la coccinelle qui est attrapée par l’araignée qui est la nourriture d’un oiseau qui devient la proie d’un renard… Tout est réutilisé dans la nature et les animaux et végétaux finissent toujours par être le repas d’une autre espèce animale. Cette hiérarchisation est ainsi révélatrice du plan divin. Bien que la création revête un caractère tragique, elle est aussi harmonieuse et n’est pas le fruit du hasard. Nous aussi, nous devons chercher, parfois par-delà le mal, la beauté cachée, car Dieu est présent dans toutes ses œuvres.

L’Homme, merveille de Dieu.

Le sixième jour, Dieu créa l’Homme et il vit que cela était bon. En le créant, Il le revêt de sa beauté. Comble de son amour pour nous, Dieu se fait Homme en nous livrant son fils, Jésus Christ.

Saint Augustin l’explique : « Qu’est-ce qui nous fait dire que Jésus est beau, “le plus beau des enfants des hommes” (Ps 45, 3) ? Regarde d’où vient sa beauté. “Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu.” (Jn 1, 1) Mais en prenant chair, il a en quelque sorte pris ta laideur, c’est-à-dire ta condition mortelle, pour s’adapter à toi, pour être accordé à toi et t’inciter à aimer la beauté intérieure… Il n’avait “ni beauté ni éclat” (Is 53, 2), pour te donner éclat et beauté. Quel éclat ? Quelle beauté ? Ceux de l’amour. Parce qu’en aimant, tu t’élances, et que dans ton élan tu aimes. Déjà tu es beau : mais ne te regardes pas toi-même, de peur de perdre ce que tu as reçu ; regarde-le, Lui, à qui tu dois la beauté. Ne pense à être beau que pour Lui qui t’aime. »

En livrant son Fils pour nous sauver, le Seigneur nous donne ainsi un moyen de sauver la beauté. En effet, par la crucifixion, Jésus Christ a été défiguré. Pour ne pas sombrer dans le péché, fixons la croix de Jésus et demandons pardon à Dieu.

 

Notre mission : protéger la création de Dieu.

Dieu nous a confié Sa création. Nous devons donc en prendre soin et œuvrer pour la Beauté du monde. Pour cela, nous devons préserver notre environnement, en faisant attention à ne pas gaspiller, à ne pas polluer, à éviter la surconsommation…. Nous ne sommes que des passagers sur cette Terre que Dieu nous prête.

Préserver la création de Dieu passe également par l’amour de notre prochain : nous devons nous aimer les uns les autres et prendre conscience que l’autre est une merveille de Dieu, qu’il a été créé, voulu par Dieu et que le Seigneur l’aime. Prenons donc comme exemple Jésus Christ et regardons nos frères par Ses yeux.

Dans son encyclique Laudato si, le Pape François nous rappelle notre rôle de gardien de la création : « C’est le fait de garder la création tout entière, la beauté de la création, comme il nous est dit dans le Livre de la Genèse et comme nous l’a montré saint François d’Assise : c’est le fait d’avoir du respect pour toute créature de Dieu et pour l’environnement dans lequel nous vivons. C’est le fait de garder les gens, d’avoir soin de tous, de chaque personne, avec amour, spécialement des enfants, des personnes âgées, de celles qui sont plus fragiles et qui souvent sont dans la périphérie de notre cœur… ».

 

Delphine Rousseau

 

 

 

 

 

 

 

 

Psaume 104

[…]

Eternel, mon Dieu, tu es infiniment grand, tu es revêtu de splendeur et de magnificence.

L’Eternel s’enveloppe de lumière comme d’un manteau, il étend le ciel comme une tente.

Il construit sa demeure au-dessus de l’eau, il fait des nuages son char, il s’avance sur les ailes du vent.

Il fait des vents ses messagers, des éclairs ses serviteurs.

Il a établi la terre sur ses fondements: elle ne sera jamais ébranlée. Tu l’avais couverte de l’océan comme d’un vêtement, l’eau recouvrait les montagnes; elle a fui à ta menace, elle s’est sauvée au son de ton tonnerre.

Des montagnes se sont élevées, des vallées se sont abaissées, à la place que tu leur avais fixée. Tu as posé une limite que l’eau ne doit pas franchir, afin qu’elle ne revienne plus couvrir la terre. Il conduit les sources vers des torrents qui parcourent les montagnes.

Tous les animaux sauvages y boivent, les ânes y étanchent leur soif.

Les oiseaux du ciel nichent sur leurs rives et chantent dans les feuillages.

Du haut de sa demeure, Dieu arrose les montagnes. La terre est rassasiée du fruit de ton travail.

Il fait pousser l’herbe pour le bétail et les plantes pour les besoins de l’homme afin que la terre produise de la nourriture:

le vin qui réjouit le cœur de l’homme et fait plus que l’huile resplendir son visage, et le pain qui fortifie le cœur de l’homme.

Ils sont bien nourris, les arbres de l’Eternel, les cèdres du Liban, qu’il a plantés.

C’est là que les oiseaux font leurs nids. La cigogne a sa demeure dans les cyprès, les hautes montagnes sont pour les bouquetins, les rochers sont le refuge des damans. Il a fait la lune pour marquer les temps; le soleil sait quand il doit se coucher. Tu fais venir les ténèbres, et c’est la nuit. Tous les animaux des forêts se mettent alors en mouvement; les lionceaux rugissent après leur proie, ils demandent leur nourriture à Dieu. Le soleil se lève: ils se retirent et se couchent dans leurs tanières. Quant à l’homme, il sort pour se rendre à son activité et à son travail jusqu’au soir. Que tes œuvres sont nombreuses, Eternel! Tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est remplie de tes biens. Voici la mer, immense et vaste: là vivent, innombrables, des animaux, petits et grands.

Les bateaux la sillonnent, tout comme le Léviathan, que tu as formé pour qu’il y joue.

Tous ces animaux espèrent en toi pour que tu leur donnes la nourriture au moment voulu. Tu la leur donnes, et ils la prennent; tu ouvres ta main, et ils sont rassasiés de biens. Tu te caches, et ils sont épouvantés; tu leur retires le souffle, et ils expirent, ils retournent à la poussière.

Tu envoies ton souffle, et ils sont créés; tu renouvelles ainsi la surface de la terre.

Que la gloire de l’Eternel dure éternellement! Que l’Eternel se réjouisse de ses œuvres! Il regarde la terre, et elle tremble; il touche les montagnes, et elles fument. Je veux chanter en l’honneur de l’Eternel tant que je vivrai, je veux célébrer mon Dieu tant que j’existerai.

[…]

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